VERO : l’authenticité est-elle au goût du web ?

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C’est à la fin du mois de février qu’une plate-forme d’un nouveau genre a ouvert le bal des plus gros buzzes de l’année : l’objet de tous les regards s’appelle Vero, un réseau social sorti de l’ombre trois ans après son lancement, en 2015. Sa mission ? Créer des connexions sociales dans un environnement soustrait aux algorithmes et aux publicités. Ses promesses ? Le partage sans limites, l’affichage sans filtres et la connexion sans pièges.

C’est une opération de communication bien menée qui a titillé la curiosité des internautes et déclenché une avalanche d’inscriptions sur l’application. Suite à l’annonce des fondateurs de garantir un accès gratuit à vie au premier million d’inscrits sur la plate-forme, le web croule sous les articles et les vidéos des early adopters, impatients de donner leur avis !

Nous en avons fait un petit résumé pour nos lecteurs (histoire de vous tenir au courant 😉 )

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Pour se différencier de ses concurrents – un peu trop portés sur le marketing – Vero mise sur l’absence totale de publicité et d’algorithmes. Le financement de la plate-forme repose donc sur un abonnement payant, mais le fil d’actualité reste chronologique !

(Fini avec le post « Bonne journée » de maman qui se réaffiche à chaque nouveau commentaire 😉 )

Bien que s’inspirant des principales fonctionnalités de Facebook et Instagram, Vero fait sa petite révolution en matière d’ergonomie : conçu pour partager de la musique, des vidéos, des livres, des films et des photos, le réseau social s’est doté d’un graphisme épuré et intuitif. (#partage #toutcequitefaitenvie)

La visibilité de ton activité sur la plate-forme est à portée de click. Tu peux décider à quel public se destine chacun de tes contenus, car ton réseau se gère par « couches » concentriques : amis proches, amis, connaissances, et abonnés.

(Fini avec les clichés compromettants qui finissent entre de mauvaises mains…)

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En résumé, Vero se présente donc comme une gigantesque base de données pensée en priorité pour les artistes et les influenceurs.

Last but not least, les créateurs de Vero promettent de ne surtout pas se servir de toi pour vendre. Mais, pour ceux qui ont eu le courage de plonger dans les conditions d’utilisation de l’application, des zones d’ombres persistent sur la collecte et l’exploitation des données personnelles (dont le numéro de portable) et du contenu partagé, susceptibles d’être conservés à vie et même utilisés « dans le cadre des activités directes de l’entreprise ». D’ailleurs, le passé de l’un des fondateurs de Vero suscite l’indignation de certains inscrits (qui décident finalement de supprimer leur compte et lancent le #DeleteVero) : le très endetté Ayman Hariri, fils de l’ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri, serait impliqué dans un scandale concernant l’exploitation de 8000 travailleurs philippins dans l’une des nombreuses entreprises familiales.

En dépit des péripéties médiatiques de Vero, on a presque l’impression qu’un vent nouveau souffle sur le social networking… Et vous ? Affaire à suivre ! 

Par Serena Benassu, publié le 30/03/2018

 

 

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