Quand la musique en pince… pour les pinceaux !

Chers lecteurs,
chez Ysée, nous ne tenons plus en place : c’est bientôt l’été ! Mais si, vous verrez, le soleil va de nouveau pointer son nez. Et avec lui, la période des festivals tant appréciée 😉
Pour l’occasion, il est grand temps de choisir votre destination. Alors, envie de flâner les pieds dans le sable ou de vous régaler de beautés remarquables ? 

Rendez-vous cet été pour des gourmandises… musicales, à croquer à votre guise au son… des cigales !

route-des-festivals-ysee-moreau-franssenAujourd’hui, interro surprise. Si on vous dit :

Vincent Van Gogh (cap’),
Impressionnisme (on gère),
Et musique (ça se corse !)…
A quoi pensez-vous ?

« Ah, c’est facile : l’oreille coupée, la Nuit étoilée, les Tournesols… un revolver ! En revanche, pour la musique ? »
(Bon, la bonne réponse c’était le Festival d’Auvers-sur-Oise, mais d’abord, un peu de culture gé, ça vous dit ?)

Dans une lettre à son frère Théo, Van Gogh écrit « Dans un tableau, je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. » Au XIXe siècle, époque du Romantisme, de l’Impressionnisme et d’autres chouettes inventions, les arts se transforment et interagissent entre eux. Deux en particulier : musique et peinture se tendent la main… Déjà, parce que c’est mondain ! C’est à cette époque que les instruments de musique se démocratisent et qu’ouvrent les cafés-concerts, les bals et les opéras. Et des peintres comme Édouard Manet, Edgar Degas ou Auguste Renoir ne se privent pas de ces nouveaux plaisirs. Ils vont même jusqu’à reproduire des musiciens et des instruments de musique dans leurs toiles : jouer de la musique, c’est captivant, c’est difficile, et c’est fugace.

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La fugacité, c’est source de complicité entre musique et peinture. Pourquoi ? Parce qu’elles puisent l’inspiration au même endroit, dans la nature. Le bruissement de l’eau, le chant des oiseaux, la lumière du ciel poussent peintres et musiciens à se saisir du moment présent pour transposer leurs émotions, qui deviennent art. Les mots du compositeur Debussy, dont certains qualifient la musique d’impressionniste, l’expliquent mieux que nous : « Il n’y a plus imitation directe mais transposition sentimentale de ce qui est « invisible » dans la nature. Rend-on le mystère d’une forêt en mesurant la hauteur des arbres ? » Cette fugacité de l’instant prend une ampleur considérable et prime sur les règles académiques. Du jamais vu !

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La Sieste, d’après Millet (Van Gogh, 1890)

Comme d’autres avant lui, Van Gogh quitte son atelier et sort peindre au grand air. C’est précisément dans le village d’Auvers-sur-Oise qu’il produit ses 80 dernières œuvres teintées d’impressionnisme. C’est aussi ici qu’il meurt, mystérieusement blessé par une balle (bien vu pour le revolver). Intrigués ? Vous en avez de la chance ! C’est dans la belle l’église romane Notre-Dame d’Auvers-sur-Oise, immortalisée par le peintre, que se tient du 1er juin au 4 juillet 2018 le Festival d’Auvers-sur-Oise, THE rendez-vous musical incontournable et intergénérationnel des meilleurs interprètes, proposant un vaste programme où se croisent grands artistes internationaux et jeunes musiciens en pleine ascension. Vos oreilles et vos yeux en seront, tour à tour, gâtés !

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Publié le 08/06/2018, Par Serena Benassu

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